Le 3 septembre 2011, nous inaugurions l'espace associatif et culturel. La transformation de notre ancienne mairie fut une belle réussite de la part de nos élus.
          Deux ans auparavant, nous étrennions notre nouvelle mairie. Une importante et coûteuse réalisation dont je ne comprenais pas l'utilité. Avec le temps, je m'aperçois qu'elle a vraiment sa place. Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis.
          Malheureusement, pour le centre-bourg, je crois que je resterai un abruti jusqu'au bout.

16059 vue générale (Cim)

          Les premiers symptômes de l'incurable maladie, mi-sénescence, mi-cancer, se déclarèrent en 1981 avec une première amputation : le presbytère. Suivra une rémission de trois décennies, avec bien sûr des hauts et des bas, mais tout allait encore pour le mieux.
          Subitement, la maladie latente commence sournoisement à réapparaître en 2001.
          A partir du 19 mars 2012, tout s'accélère. La récidive est brutale. Nous pressentons l'agonie proche.

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Ces messieurs posant devant leur trophée de chasse

 

          Ce samedi matin, j'ai assisté aux funérailles. Pour l'occasion, l'officiant a troqué son goupillon contre une paire de ciseaux.

ruban

 

           J'ai le coeur gros. Même la musique n'arrive pas à me réjouir.

                  Caisse     Pipe

 

 

           Le deuil sera long. Mais il faut penser à l'avenir, à l'après. Attendre le renouveau promis. Déjà, on peut le voir, le commerce renaît. Surtout le secteur "Tôlerie auto" grâce à ces bornes métalliques émergeant vicieusement sur les côtés de votre véhicule.

bing

         

          De ma fenêtre, quand je regarde cette froide et désolée vastitude minérale, avec ses bancs désespérément vides, j'ai l'impression d'avoir déménagé.

 

Photo


          Mon calvaire me manque. Remisé au fond d'une venelle, on a l'impression aujourd'hui qu'il n'est là que pour supporter des fils électriques.

Christ

Photo réalisée sans truquage

          Avant de remonter Marie sur son piédestal, ils n'ont même pas daigné lui nettoyer les yeux. Dans les années 80, un petit plaisantin, pour se débarrasser de son insipide Malabar trop mâché, avait trouvé bon de lui refaire les globes oculaires. Trente ans après, elle en a toujours les cavités orbitaires engluées.

Marie

 

          Ne reste plus qu'à attendre la facture, mais ceci est une autre histoire...

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