Bouquet de gui
Parasite de nos arbres, le gui reste toujours vert. C'est pourtant bien une plante à feuillage caduc, il perd donc ses feuilles chaque année mais celles-ci tombent alors que les nouvelles ont déjà pris leur place. Compte tenu de cette particularité, les celtes l'ont choisi comme symbole d'immortalité.
Une fois par an, la 1ère nuit de l'année celtique appelée "Nuit Mère" (6ème nuit du solstice d'hiver), les druides coupent avec une serpe d'or le gui sacré, celui d'un chêne.
En accomplissant leur récolte, les druides prononçaient les mots celtes : o ghel an heu, ce qui signifie : que le blé germe. Au moyen-âge, l'expression s'est transformée en au gui l'an neuf au travers des enfants proposant du gui de porte en porte contre une aumône.
La tradition de s'embrasser sous un bouquet de gui à la période des fêtes de fin d'année perdure encore.
On lui attribue des vertus médicales, des pouvoirs magiques. Il chasse les mauvais esprits et purifie les âmes. Certains agriculteurs en fixent encore sur les poutres de leur étable pour assurer la bonne santé des troupeaux.
Si je vous parle du gui sur le Chêne Quessoyais c'est que dans notre commune comme ailleurs, il possédait une autre fonction bien particulière. En observant de près de vieilles photos, vous aurez peut-être déjà remarqué des bouquets de gui accrochés sur la façade de certaines maisons.
4 rue de la Porte de Fer
11 rue des ruisseaux
Au début du siècle dernier, Il était d'usage de fixer une branche de gui sur le mur d'un café à chaque changement de tonneau de cidre. Le client était donc prévenu de la fraîcheur du breuvage en fonction de la fraîcheur du bouquet. De plus, si le cidre était nouveau, on y rajoutait une pomme.
Des enseignes plus bucoliques dans notre paysage que toute cette multitude de néons clignotants et lumineux qui nous agressent l'oeil aujourd'hui.
Mais ceci est une autre histoire...







