Les fidèles lecteurs du "Chêne Quessoyais" connaissent déjà l'histoire de notre église et savent que le clocher ne fut construit que 29 ans après celle-ci, en 1868.

           En gardant comme base le soubassement du clocher de l'ancienne église, l'architecte eut une bien mauvaise surprise. Quasiment à la fin du chantier, la tour se mit soudainement à prendre de la gîte. Le sol, inadapté pour un tel surpoids, s'affaissait sur la partie sud, la partie la plus meuble.

construction

          Dans l'impossibilité de solidifier les fondations sans détruire la nouvelle construction, l'entrepreneur eut l'idée d'avoir recours à une méthode déjà utilisée sur les plus grandes cathédrales : contenir les effets de la poussée par des contreforts appelés "pinacles".

tailleur

          Suite à de savants calculs, la pose de ces pinacles fut décidée sur les hauteurs du clocher. Ce sont les sortes de grosses vasques sur colonnes que vous pouvez voir aux quatre coins du balcon.

vasque

          Les deux placées côté sud sont creuses tandis que les deux opposées sont emplies de plomb et donc beaucoup plus lourdes pour ainsi créer un rééquilibre des forces.

          Grâce à cela, notre clocher cessera de pencher mais gardera toutefois une légère séquelle, si discrète que difficilement détectable à l'oeil nu.

fil 1

         

          Sans cet astucieux système de contrepoids, notre clocher de guingois n'aurait rien à envier à la célèbre tour de Pise. Une particularité architecturale qui aurait pu offrir à Quessoy une notoriété mondiale.

          Mais ceci est une autre histoire...