En fin de semaine dernière, une découverte extraordinaire a été faite sur le nouveau chantier d'aménagement du centre-bourg. 

RUE 

          Le conducteur du tractopelle, le regard attiré par une cavité suspecte, a eu la surprise d'apercevoir par la trouée un amas de poils, à une profondeur d'environ 2 mètres.

trou

          Le chantier fut stoppé net. Quelques heures plus tard, une équipe de trois archéologues dépêchés de Rennes est arrivée sur les lieux et a pu constater qu'il s'agissait des restes d'un bébé mammouth.

          Il y a environ 14 000 ans, une grande période glaciaire se termine mais le climat est toujours rude. Le paysage quessoyais ressemble à la taïga de l'actuelle Sibérie : une vaste étendue sans haute végétation, lichens et mousses occupent principalement le territoire.

toundra

            Notre bébé mammouth, surpris par un sol plus meuble aux abords d'une mare, s'est retrouvé pris au piège. Ses efforts pour se sortir de ce mauvais pas ne feront qu'empirer son cas. Le malheureux finira noyé dans un bourbier d'argile.

mare

 Avec le temps, cette argile, en se solidifiant, formera une gangue hermétique à l'air et l'humidité. Ceci explique l'état exceptionnel de conservation de l'animal comme momifié dans son sarcophage.

          Pour en savoir plus, une exposition nous est présentée autour du corps du bébé mammouth désormais précieusement conservé dans une vitrine sous vide. A voir absolument à la mairie aux heures d'ouverture habituelles jusqu'au 31 avril.

vitrine

           Après cette date, notre bébé partira pour le musée de Bretagne à Rennes. Grâce à cette magnifique découverte, Quessoy mériterait peut-être aujourd'hui son propre musée archéologique. Voici peut-être une opportunité qui relancerait l'activité commerciale dans notre commune. Mais ceci est une autre histoire...